La culture du coton est dans la catégorie que l’on classe parmi les pires formes de travail car elle est très dangereuse. Il y a l’usage de pesticides. Or, bien souvent il n’y a pas de protection pour les adultes, a fortiori pour les enfants. Les enfants souffrent de problèmes respiratoires et oculaires, de maladies de peau… Les enfants sont par ailleurs souvent blessés du fait de leur fragilité : ils manipulent des machettes,  ils sont victimes de morsures d’insectes et de serpents parce que les enfants, pour beaucoup sans chaussures, ne savent pas reconnaître le danger et s’en protéger. Ces risques sont augmentés par la fatigue car ils travaillent de longues heures : cela peut aller de 12h à 18h par jour. Et ils ne peuvent pas dire qu’ils sont fatigués, surtout quand ils travaillent dans le champ du Marabout.

Ils ne sont pas payés du tout, ils travaillent gratuitement, et lorsqu’ils sont contractés par des personnes, Ils sont parfois payés, mais généralement c’est le Marabout qui empoche l’argent.

Face à cette situation nous ne pouvons que dénoncer l’exploitation de ses enfants Garibous dans les champs.

De plus en plus de gouvernements africains élaborent des mesures pour réduire le travail des enfants, y compris dans l’agriculture. Certains ont une politique nationale en ce sens mais ce n’est pas encore suffisant…